Il aura fallu attendre le huitième jour de cette grêve éprouvante que nous infligent les syndicats de cheminots, pour que j'en découvre les bons côtés. Et au premier rang de ces bons côtés, celui d'avoir une excuse béton pour s'octroyer un jour de congé à la dernière minute. Ah, pouvoir s'occuper de sa petite personne entre 9 heures et 18 heures, au beau milieu de la semaine, comme ça, sans préparation... Depuis combien de temps cela ne m'était-il pas arrivé ?

Les petits malins qui ont saboté les lignes TGV ce matin, créant - c'était le but - un vaste et joyeux bordel dans le ballet des quelques trains prévus pour la journée, savaient certainement que la plupart des voyageurs, déjà au bout du rouleau, rebrousseraient chemin en voyant s'afficher les estimations de retards. Honnêtement, je n'ai pas cherché à faire autrement. La réunion à ne pas rater serait déjà finie à l'heure de mon arrivée sur Paris, alors à quoi bon ? Retour à la case départ, c'est à dire à la maison. "Qu'est-ce que tu vas faire ?" m'a demandé Aurélie. La réponse était déjà prête. "Je vais m'occuper des voitures".

PICT0012   megane

Première sur la liste, la MG. Pas ressortie depuis notre mésaventure de la Toussaint, il était temps de soigner ses divers petits bobos.  Je l'ai donc emmenée derechef chez mon désormais garagiste attitré, armé de ma liste de courses. Démarrage à froid problématique, klaxon défectueux, feux stops et starter inopérants... et surtout la vidange des 5000 et le contrôle des niveaux qui va avec.

Numéro suivant, la Clio. Mission : lui faire une dernière beauté avant de l'accompagner chez son nouveau propriétaire, monsieur le concessionnaire Renault de la ville. Ce dernier n'avait pas prévu de me livrer sa remplaçante avant vendredi soir, mais évidemment, si on peut éviter de faire ça à l'heure du match... Rendez-vous anticipé, un peu de paperasse et au revoir tout le monde, place à la séquence "prise en main". Purée, elle est chouette cette Mégane ! Silencieuse, très confortable, suffisamment de pêche dans les relances, plein de place devant, derrière et dans le coffre... Elle ne fera peut-être pas rêver tout le monde, avec son diesel et ses barres de toit, mais c'est exactement elle qu'il me fallait. Enfin, qu'il nous fallait. Qu'il nous faudra, quoi. Hum.

Allez, je suis certain que personne ne me tiendra rigueur d'avoir quelque peu anticipé le besoin d'un break dans la famille. Si ? allez, soyez sympas... Aimer les voitures, aimer en changer, en vouloir plusieurs à la fois... On dira que c'est ma compensation pour tous les désagréments de la grève...