Rien de tel, après plusieurs jours sans mettre le nez dehors, que de célébrer sa forme retrouvée par un bon dîner au restaurant. Mission : oublier le goût amer du pelliculage de comprimés, un peu trop omniprésent sur mon palais. Le résultat a été probant : la table que nous avons testée hier soir a élégamment mis un terme à mon statut de malade en affolant nos papilles. Une très agréable surprise pour cet estaminet qui, de l'extérieur, ne paie pas de mine. En y pénétrant, on trouve une ambiance de bar plutôt bien reconverti, à la déco minimaliste et aux couleurs chaudes. Bon point : c'est une musique "jazz lounge" qui nous accueille, juste assez forte pour nous permettre de profiter de l'apéritif sans nous hurler dessus.

Mais le meilleur est à venir. C'est à dire dans les assiettes. Car la Carte, centrée autour de produits du terroir, propose des associations aussi authentiques qu'originales. Jugez plutôt avec les entrées... Saumon d'Ecosse en gravelax, crème acidulée, blinis moëlleux de châtaignes et salades d'herbes ; Cappuccino de cèpes, tartine coquine saucisse de Morteau et vieux comté façon mouillette. En voilà des saveurs et des présentations inspirées ! Le Croco a adoré son émulsion et sa barrette comtoise, quant à moi je me demande encore ce qui compose ce divin accompagnement sucré-salé que, honte sur moi, je n'ai pu m'empêcher de saucer jusqu'à la dernière goutte !

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Place aux plats principaux. Pendant que je me délectais d'un Magret de canard aux figues en crumble salé, parmentier au foie gras, Aurélie jetait son dévolu sur un Suprême de poulet fermier au vin jaune et morilles, purée à l'huile de truffes. Autant de bonheur des deux côtés, et une mention spéciale pour la purée maison dont on comprend pourquoi elle est mise en avant sur la Carte.

Les quantités servies n'ayant rien à voir avec les tendances de la Nouvelle Cuisine, nous nous sommes "contentés" d'un café gourmand pour clôturer cet excellent repas. Mais à lui seul, le moëlleux au chocolat valait le détour. Et la mousse à la noix de coco n'était pas mal non plus dans son genre... Un seul regret : ne pas avoir pu accompagner tout cela d'un bon vin. Mais ce n'est que partie remise, Aurélie ne sera pas toujours enceinte et moi blindé d'antibiotiques. Quant à l'addition, elle n'en deviendra pas pour autant moins raisonnable.

La Maison des Halles, 19 place des Halles, 37000 Tours. Menus à 21 et 24 euros.