Ah c'est sûr qu'il était beau, celui-là ! Comme d'habitude, vous me direz. Ma mère n'a pas son pareil pour la déco d'un arbre de Noël. Ni pour la déco tout court, d'ailleurs. C'est ainsi que chaque année, de la rampe d'escalier au salon, c'est tout un univers peuplé de figurines, couronnes, guirlandes et animaux de toutes sortes qui s'invitent à la fête, parés de leurs robes rouges, blanches ou dorées. Le repas est évidemment à l'avenant : raffiné mais jamais trop copieux. Les enfants sont couchés, rêvant déjà à ce qu'ils ont découvert sous le sapin quelques heures plus tôt ; les adultes se posent, trinquent, savourent... avant d'attaquer à leur tour la distribution des cadeaux. Et de  constater qu'une fois de plus, malgré les recommandations, tout le monde a été très généreux dans le rôle du Père Noël des autres.

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Je ne saurais dire si le plus grand plaisir est d'être surpris et comblé soi-même par les présents qu'on reçoit, ou de voir que ceux qu'on a offerts à ceux qu'on aime ont su les toucher. Il faut quand même s'aimer fort pour se donner autant de mal, non ? C'est dans ces moments-là, malheureusement moins nombreux - éparpillement géographique oblige - que par le passé, que l'on prend conscience de sa chance. Sa chance d'avoir une famille unie, épargnée par les discordes, qui sache se montrer sincèrement heureuse du bonheur d'en face. Bisous à l'appui.

Il est normal dès lors, quand arrive le moment de repartir, que le doux-amer s'installe un peu. Ce week-end a été si court... Quand serons-nous à nouveau tous réunis ? Sans doute pas avant le mois de mai, pour des tas de raisons au premier rang desquelles l'arrivée prochaine d'un nouveau membre dans la famille, qui limitera les possibilités de voyages. Rendez-vous en mai, donc. Il n'y aura pas de sapin, mais il fera certainement aussi chaud dans les coeurs...