C'est tous les ans pareil. Après les fêtes, on s'achète un pèse-personne en solde, on l'étrenne avec la trouille au ventre et on crie au scandale en lisant le chiffre. Nan, pas possible. Refus en bloc. Une grimpette inversement proportionnelle à la performance du Cac 40, mais avec un pourcentage bien pire. Pour un peu, on rapporterait madame Terraillon au magasin, en prenant bien soin d'avoir l'air mécontent. Mais non. On se ravise. Raisonnable. On se dit que tout est notre faute, notre très grande faute. Y avait qu'à pas foie-grasser et chocolater pendant deux semaines comme des morts de faim, et puis c'est tout. Dis bonjour à ton amie la culpabilité...

fondue

Cette année, pas envie de déprimer, j'adopte une autre stratégie. Se tenir loin de la balance. Et continuer sans vergogne du côté calorique de la force. Quoi, je cours à la catastrophe ? Bah, on verra bien. J'avais envie d'une fondue au chocolat, je me la suis offerte, c'est pas la fin du monde non plus !

Fondue au chocolat. En voilà un dessert dans l'air du temps. Tant pis, j'aime être à la mode dans ces cas-là. Bananes, pommes, poires, clémentines et kiwis découpés en petits morceaux. Un paquet de chamallows multicolores. Deux petites tablettes de chocolat qu'on fait fondre à la casserole, accompagnées d'un peu de crême liquide et d'une pincée du savoureux mélange "quatre épices" dont le Croco a le secret... Voilà, plus qu'à verser le tout dans un nécessaire à fondue spécialement dédié, et à déguster religieusement pendant que la petite bougie maintient le tout au chaud. J'en vois déjà qui me disent "oh, mais tout ça suffirait à mon repas du soir" ! Gros malins, vous croyez qu'on vous a attendus ?