Cela va devenir une habitude. A chaque fois que France 2 retransmet une pièce de théâtre en prime-time, un samedi, je suis devant mon écran. Après "Fugueuses" au début du mois, je suis impatient de découvrir le Feydeau qui est programmé ce soir : "La dame de chez Maxim". Cette fois il ne s'agira pas d'un direct, l'enregistrement a eu lieu à l'automne dernier. Mais peu importe. Francis Perrin a signé la mise en scène de ce grand classique qui, bizarrement, n'est pas joué si souvent sur les scènes françaises. La faute, peut-être, à une longueur inhabituelle (3 heures) et à la multiplicité de décors, de costumes et surtout de personnages qui font exploser les budgets.

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Il faut donc croire, au regard de la distribution choisie, que Francis Perrin a eu les moyens pour les principaux rôles. A ses côtés on trouve en effet des valeurs sûres du théâtre comique : Jean-François Dérec, Marcel Philippot, Eva Darlan, Henri Guybet, Sophie Forte... et bien d'autres dont les qualités ne sont plus à prouver. Pourtant, la critique n'a pas été tendre. On a reproché aux acteurs d'en faire trop, de "surjouer", en bêtifiant et en bruitant leurs émotions. Possible. Mais un Feydeau reste un Feydeau, et il ne me semble pas qu'il faille l'appréhender comme un drame de Strindberg ou Ibsen. Le ressort comique ne peut tenir au seul texte de l'oeuvre. Sans portes qui claquent, un vaudeville ne vaut pas grand chose. Mais bon, ne présumons de rien, le verdict sera rendu ce soir.

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Il faut vous dire que j'ai un a priori très positif sur cette pièce car il y a quelque temps, mon Croco - alors étudiante à Nice - suivait des cours de théâtre dans le cadre de son troisième cycle. Son professeur, qui montait chaque année un classique, lui avait donné le rôle de madame Petypon. La pièce fut jouée - avec succès - une bonne demi-douzaine de fois à la fin de l'année universitaire, mais malheureusement mon emploi du temps à Paris ne me permit d'assister à aucune d'entre elles. J'ai donc une revanche à prendre sur le sort, et il m'est permis de le faire ce soir. Aurélie ne sera que spectatrice mais au moins, nous aurons vécu ça ensemble...