C'est décidé, demain matin ce sera glandouille. Pas de grand ménage à faire, pas de frigo à remplir coûte que coûte, pas de rendez-vous chez l'échographiste ou à la banque, pas de parents qui débarquent, pas de garagiste... J'ai eu beau chercher, c'est complètement inhabituel mais non, il n'y a rien à l'horizon pour la matinée de demain. Vous le croyez, ça ? On va se payer une grasse mat' ! Probablement l'une des toutes dernières de notre (éphémère) vie de couple sans enfant. En avril, ce sera une autre histoire. Alors raison de plus pour la savourer.

Donc, pour commencer, petit déj (à 10h30, 11 h peut-être, j'en salive d'avance...). Sortez-moi les croissants, les pains au raisin et leurs cousins au chocolat ! Et attention, pas n'importe lesquels. Ceux de m'sieur Picard ou rien. Ce n'est pas que je renâcle à descendre en acheter de tout frais chez l'excellent boulanger du coin de la rue, mais franchement les surgelés n'ont rien à leur envier. Ni le moelleux, ni la saveur. Et puis il y a un tel plaisir à se dire "c'est moi qui l'ai fait" (je parle évidemment d'allumer le four et de surveiller la cuisson)... Enfin voilà quoi, c'est comme ça : le Croco a ses pains maison, moi j'ai Picard. Avant qu'on se connaisse, mes amis m'appelaient "Décongélator". C'est dire si le miam-miam par -18°C, je connais.

petit_dej

Pendant ce temps, faites péter le jus d'orange 100% pur fruit, un Banania savamment dosé agrémenté d'un lait bien chaud et onctueux. Les plus voraces se jetteront avantageusement sur une confiture poire-chocolat, un peu comme celle rapportée par ma maman de son dernier voyage dans le sud ouest - je sais,  ça fait beaucoup de chocolat mais je vous emm..., c'est ma dernière journée farniente avant le bébé, na !

On continue ? Retour au dodo, l'ordinateur bien calé sur les genoux et l'oreiller itou, derrière la tête. Qu'entamerai-je en premier ? Le passage en revue de tous les sites internet consacrés au sport automobile ? La recherche d'une location pour cet été en Bretagne ? Le Croco déposera sûrement un CD sur la platine et viendra se coller à moi en disant des trucs du style "ouh là, c'est bien réveillé, à l'intérieur" ! Et nous regarderons notre montre plusieurs fois dans la matinée, avec - au coeur comme à l'esprit - l'inestimable plaisir de savoir que l'heure est parfaitement capable de tourner sans nous. Jusqu'au moment fatidique, tant redouté, où l'un des deux hasardera un "bon, tu prends ta douche en premier ?"...