L'expression n'est pas neuve. Quoiqu'un peu tombée en désuétude ces dernières années. Et il n'y a pas que l'expression. L'action l'est tout autant. Finalement, combien de fois passons-nous vraiment à l'acte après avoir lancé ce genre de phrase ? Combien de vrais dîners, de vraies rencontres avec des gens en chair et en os, comparé à la masse de SMS et autres courriels de trois lignes qu'on s'envoie sur le pouce ? Le monde est devenu un repaire de gens pressés qui se donnent des nouvelles entre deux rendez-vous et ne se voient que lorsqu'ils en ont marre de s'écrire...

Bien souvent, je suis comme ça. Tapoter sur un clavier, laisser un message sur une boîte vocale, voilà le sort que je réserve à mes amis. "Bon, il faut absolument qu'on trouve le moyen de passer une soirée ensemble, je vous rappelle ce week-end pour caler une date". Heureusement, de temps en temps, on y arrive.

trinquons

Jeudi soir était l'un de ces moments. Une de ces soirées toutes simples avec des gens qui se parlent, qui rient, se confient, refont le monde... J'ai en effet profité de mon séjour à Strasbourg pour m'inviter à dîner chez de très bons amis (lecteurs et commentateurs assidus de ce blog - merci au passage). Parents d'une petite puce d'un an que je n'avais vue qu'en photo, ils m'ont accueilli malgré une légitime fatigue dans l'appartement qu'ils viennent d'acheter et occupent depuis moins d'une semaine. Un moment savoureux et délassant qui a achevé de coller mon moral au beau fixe. Et prouvé, s'il en était encore besoin, que tous les e-mails du monde ne remplaceront jamais les rapports humains en face à face.

S'apercevoir, se voir, se recevoir. Voilà ce qu'il faut faire avec les gens qu'on aime. David et Isa, vous le savez maintenant : je reviendrai ! Et la prochaine fois, je viens avec Aurélie, le bébé et une bouteille de champagne rosé à déguster sur votre terrasse...