Räikkönen, Massa, Hamilton, Alonso. Voici la courte liste des pilotes qui, en 2007, ont franchi en tête la ligne d'arrivée d'un grand prix de formule 1. Facile de n'oublier personne, tant le nombre de prétendants à la victoire était faible. Mais entre ces quatre furieux, la bataille a été âpre et le dénouement inattendu. A ce titre, on peut dire que le championnat 2007 a tenu toutes ses promesses, côté suspense s'entend, car le reste (les mauvais coups des uns et les comportements insupportables des autres) on préfère l'oublier. Bonne nouvelle, le petit monde du sport automobile a souvent la mémoire courte.

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2008 va donc pouvoir débuter dimanche prochain, en Australie, redistribuant les cartes et mettant aux prises les mêmes protagonistes. Nous réservera-t-elle autant de rebondissements que l'an passé ? Autant d'incertitudes sur l'issue finale d'une séance de qualif, d'une course, du championnat ? Nul ne peut l'affirmer. Mais pour autant, rien n'indique que les deux titres (pilotes et constructeurs) soient promis à tomber dans l'escarcelle (déjà bien remplie) de Ferrari. Certes Räikkönen, champion sortant en pleine confiance et Felipe Massa, gonflé à bloc après une saison frustrante, ont atomisé la concurrence au cours des essais hivernaux. Mais on ne gagne pas le championnat pendant l'intersaison. Et Ferrari l'a souvent constaté à ses dépens.

Qui peut battre les rouges ? McLaren? Le dauphin 2007, fragilisé par les sanctions de la FIA, a perdu Fernando Alonso, fin stratège et habile metteur au point, mais peut toujours compter sur le prodige Hamilton dont la soif de revanche décuplera sûrement la motivation. Kovalainen, nouvel arrivant, est sans doute un peu tendre pour briguer d'entrée de jeu la plus haute marche du podium, mais son comportement face à Fisichella l'an passé prouve qu'il n'a pas le moindre complexe... Renault, en pleine reconstruction, se fait discret depuis quelques mois. L'écurie a tout misé sur le retour d'Alonso, lui offrant un statut de premier pilote qu'il n'avait pas chez McLaren. Nelson Piquet Jr hérite du rôle du porteur d'eau, tactique qui a très bien fonctionné en 2005 et 2006. Si la voiture est bien née, et en comptant sur un coup de pouce de la chance, voir l'Espagnol enlever un ou deux Grands Prix ne serait pas impossible. Quant à BMW, Red Bull et Wiliams, si elles semblent clairement en dessous de la performance nécessaire pour accrocher régulièrement des podiums, des conditions de course incertaines peuvent les placer en haut de l'affiche à tout moment.

Vous l'aurez compris, j'aime à croire que tout n'est pas écrit d'avance et que nous allons vivre une superbe saison 2008. Sans doute mon optimisme est-il à mettre sur le compte de mon impatience. Il est vrai que 5 mois sans formule 1, c'est dur ! Mais on touche au but. Et dimanche matin, je réglerai mon réveil aux aurores pour suivre en direct le premier départ de l'année. Quand on aime, on ne compte pas... les heures de sommeil.