On a tous nos petites faiblesses. Moi le premier. Il y a quelques mois de ça, je vous racontais ici mon total désintérêt pour le monde du football, mon incompréhension devant le fanatisme de certains supporters prêts à tous les sacrifices pour voir leur équipe gagner un match. Bon, eh bien j'avoue. Moi aussi, parfois, j'endosse le costume.

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C'était le cas hier soir pour la finale de la Coupe de la Ligue, PSG-Lens, retransmise par France 3 depuis le Stade de France. Rien de folichon sur les autres chaînes, un Croco-Baleine fatigué qui me dit "je sens que je ne vais pas faire long feu...", il n'en fallait pas davantage pour me donner des envies de ballon rond. Tout en me laissant le droit d'abandonner en cours de route, je me suis donc installé devant l'écran. Et je n'ai pas été déçu. Car le spectacle proposé par ses deux équipes en quête de rachat après une saison calamiteuse fut au rendez-vous. Du beau jeu, de belles actions, de la rapidité... Plusieurs fois les commentateurs ont souligné qu'il n'y avait pas de temps mort dans cette partie, que l'engagement était total d'un côté comme de l'autre. C'est vrai. Et en plus, la partie s'est déroulée dans un bon esprit, la pression n'incitant pas les joueurs à multiplier les mauvais gestes.

Une première mi-temps clairement parisienne, la seconde à l'avantage de Lens, un but de chaque côté : on s'acheminait doucement vers la prolongation lorsqu'un penalty contestable (et contesté) fut accordé au PSG. Dommage pour l'éthique, diront certains. Si la victoire de Paris n'a rien d'un hold-up, au vu des dernières actions, les Lensois méritaient tout autant la victoire. Ainsi va la vie, ainsi va le sport. Des heureux et des déçus. Et moi du côté des premiers, pour n'avoir pas perdu ma soirée.