Si l'objectif de ce blog est de prendre la vie du bon côté,  de l'apprécier en toutes circonstances, je me demande quand même si je n'aurais pas davantage de facilité à m'exprimer sur tout ce qui m'agace. Ceux qui me connaissent bien le savent, râler est parfois mon fonds de commerce préféré. Néanmoins, approche de la paternité oblige, je me sens en devoir de relativiser, plus que de coutume encore, les petits tracas du quotidien. Exemple : le mauvais tour que m'a joué la SNCF ce matin.

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Arrivé à la gare un peu plus tôt que d'habitude pour y retirer mon forfait hebdomadaire et quelques allers-retours à la borne automatique, j'ai eu la désagréable surprise d'apprendre que mon TGV était attendu avec un retard de 25 minutes. Renseignement pris, un problème technique avait différé le départ de la rame. Bon. Restait à prendre son mal en patience. Mais à voir l'agitation qui régnait à l'intérieur de la gare et le mécontentement du bon millier de personnes agglutinées devant les panneaux d'affichage, il ne pouvait s'agir de la seule explication... De fait, pour obéir à la loi des séries, deux lignes se voyaient paralysées, la première à cause d'un train en panne près de Vierzon et l'autre suite à un "accident de personne" en gare de Blois !

L'imbroglio étant total et les informations rares, bien entendu, les 25 minutes "espérées" ne furent pas d'actualité bien longtemps. Arrivée du train au bout de 40 minutes, remplissage (notamment 400 gamins hurlants accompagnés de leurs profs déjà dépassés), tergiversations au moment de fermer les portes... Enfin extirpés de Tours avec un passif de 50 minutes, nous avons finalement atteint Paris avec pile un tour d'horloge dans la vue. Heureusement qu'il n'y avait pas de réunion capitale ce matin ! A part ça, non, ce n'était pas un poisson d'avril. Et on garde le sourire...