Si ce n'est pas ça le Paradis, c'est bien imité. Un week-end de cinq jours où tout fonctionne exactement comme on l'avait espéré. Du soleil, un jardin accueillant, des parents aux petits soins pour un Martin adorable. Ajoutez-y (pour ne citer que quelques exemples) un savoureux barbecue, le rosé qui va bien, le reste de la famille et les amis qui apparaissent, au compte-gouttes, pour faire la connaissance du fils prodigue et le couvrir de cadeaux... Vous aurez compris que je passe des moments délicieux, apaisants, ma première vraie pause-détente depuis la naissance. Et c'est ici, au milieu de mes souvenirs, que ça arrive. Dans cette région où j'ai grandi, dans cette maison où j'ai fait des projets d'avenir. Eh bien voilà, on y est. L'avenir c'est maintenant, et ma famille est désormais autant celle que je viens de créer que celle qui m'a vu naître.

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Lorsque, quelques années à peine après la femme de sa vie, on emmène son enfant là où on a grandi, c'est quand même un sacré truc ! Peu importe que Martin ne soit pas encore capable de voir, de ressentir tout ce que ces lieux ont d'important pour moi. Ce temps viendra, un jour. Je ne suis pas pressé. On a tellement de choses à faire ensemble, avant d'en arriver là ! Pour l'heure, profitons chacun de notre transat pour fermer les yeux... Je me souviendrai longtemps de ce joli mois de mai 2008.

Reprendre la route demain matin sera difficile. Franchir la porte du bureau, mardi, davantage encore. Mais comme le disent si bien les philsopohes auxquels j'ai furieusement envie de m'associer aujourd'hui : il faut savoir quitter le bonheur parfait, pour mieux le retrouver ensuite.