Ce mois de juin est, professionnellement parlant, l'un des plus "chauds" que j'ai connus. Beaucoup de dossiers sur le grill, beaucoup de kilomètres, des réveils plus matinaux qu'à l'accoutumée... et un stress omniprésent. Dans ces conditions, parfois, la motivation manque pour endosser le costume du salarié modèle. Mais comme partout, à de rares mais délicieux instants, il y a des compensations agréables. A l'instar de cette réunion de travail organisée à Magny-Cours, hier, et qui s'est achevée par un pur moment de bonheur : la découverte du circuit dans le baquet de droite d'une Ferrari F360 Modena !

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Nous étions une vingtaine de privilégiés à avoir droit à ce cadeau, et pour la plupart il s'agissait là d'une grande première. Emprunter le tracé du Grand Prix de France de F1, poser ses roues là où sont passés les Prost, Schumacher, Alesi, Hakkinen, Alonso et consorts, ce n'est pas anodin. Alors imaginez lorsque ces tours de piste se font dans un monstre de 400 chevaux capable d'atteindre les 200 km/h en moins de 10 secondes...

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De fait, ce qui m'a le plus impressionné n'est pas l'accélération, mais le freinage. Certes, le "coup de pied au cul", on l'a ! Mais c'est en bout de ligne droite (l'épingle d'Adélaïde pour les connaisseurs) que l'on se sent vraiment dans une voiture de course. Ajoutez-y les bruits de l'habitacle, cette sorte de cliquetis bizarre qui accompagne les changements de vitesse, le bruit caractéristique, rauque et tonitruant à la fois, du V12 qui vous hurle dans le dos... A titre personnel, j'ai beaucoup regardé les mains du pilote (Dimitri Enjalbert, un p'tit jeune sympa comme tout et évidemment bourré de talent). J'ai observé aussi les petits signes qu'il faisait à son équipier dans la voiture jumelle, celle avec laquelle nous étions censés "se tirer la bourre". En réalité, tout était millimétré, les trajectoires impeccables, les contacts avec les vibreurs aseptisés. Dans ce genre d'opération, pas question de faire peur au client, encore moins de froisser de la tôle ou même de fusiller un train de pneus. Eh oui, forcément, c'est pour ça que l'antipatinage n'avait pas été déconnecté...

Voilà. Il faut laisser la place aux autres. Mon coeur n'a cessé de battre la chamade, je me suis émerveillé de tout... mais 3 tours, bon sang, que c'est court ! Tant pis. Je reviendrai une autre fois. Et qui sait, allez, soyons fous et rêvons tout haut : peut-être que cette fois je pourrai prendre le volant ?