Quelques jours déjà que me démangeait l'envie de gribouiller quelques lignes ici. Et que, début de vacances d'été oblige, mon emploi du temps n'y voyait (enfin !) plus d'objection. Ces pages sont pourtant restées vierges de toute nouveauté. Car rien de franchement nouveau n'aurait pu sortir d'un tapotage de clavier. Un restaurant ? Oui, nous avons dîné samedi soir au Juanita Banana, tout près de chez nous. Une jolie formule plat-dessert arrosée d'un Chinon très fruité qui m'a fait ronfler toute la nuit. Mais est-ce que ça valait un article ? Côté DVD, nous avons redécouvert avec délectation "Annie Hall" de Woody Allen, et je m'apprête à attaquer un bouquin d'entretiens de ce cinéaste fabuleux avec un journaliste américain qui l'a suivi pendant ses 40 ans de carrière. Mais est-ce que tout cela mérite d'être raconté ici ? Quant à ma joie d'avoir vu un pilote Renault terminer sur le podium d'un Grand Prix de F1... Il me semble qu'on a assez parlé de voitures ces dernières semaines, non ?

plumereau

Enfin voilà, quoi, c'est simple à la fin. Ce que je voulais, c'était du "tout neuf", de la découverte totale. Eh bien j'en ai eu aujourd'hui. Avec mon fils. Une journée comme je n'en avais jamais connue auparavant. Il a suffi que le Croco ait un boulot urgent à finir. Concentration maximale obligatoire, besoin d'une disponibilité totale pour la dernière ligne droite et voilà papa-gâteau qui donne le bain, habille, berce, câline et occupe Martin dès que le miam-miam au sein maternel est terminé. En point d'orgue, une petite promenade dans le quartier, ponctuée d'une halte pour déguster un Orangina bien frais chez le glacier local. Il n'y a pas de mots, je crois, pour décrire ce qu'on ressent lorsque pour la première fois de sa vie, on sirote un verre à la terrasse d'un café, le regard posé sur son enfant qui dort paisiblement dans sa poussette. Tous les deux, père et fils, juste lui et moi. Eh oui, gamin, c'est ça aussi la vie. Parfois, on est bien simplement comme ça, entre mecs. Cherche pas à comprendre. C'est le papa qui enlève les petites roues du vélo, qui écoute Genesis, qui attend à la sortie des boums et qui gueule parce que Ribéry a vraiment fait une toile alors que le but était grand ouvert...

Mais on n'en est pas là. Pour l'instant, on remonte à l'appart, on se fait une séance télé (c'est fou ce bébé happé par l'écran),  on rigole ensemble de la rediffusion d'Hélène et les garçons sur une chaîne de la TNT...  Et déjà maman-Croco arrive, tout sourire car son projet est enfin bouclé. Elle veut voir son fils, le prendre tout contre elle et le couvrir de tous les bisous qu'elle a retenus de longues heures durant. Mais qu'elle se rassure : Martin, pendant son absence, n'en a pas manqué. Parole d'homme.