Il s'est passé, ce matin, quelque chose de très agréable et d'incroyablement motivant lorsque j'ai claqué la porte de l'appartement pour entamer mes 10 minutes de marche jusqu'à la gare. J'ai jeté un coup d'oeil au-dessus de moi et j'ai vu de la lumière. Non, pas celle du réverbère qui éclaire la rue. Celle du jour. Le vrai jour, celui du ciel. Oh, pas franchement éclatant encore, juste un début. Mais tellement prometteur...

jour_nuit

Deux mois déjà que les jours rallongent. Deux à trois minutes à chaque fois. La pente est douce mais régulière et inexorable. Bientôt, je verrai le jour se lever par la fenêtre de la cuisine, en prenant mon café, et dans quelques semaines depuis la cabine de douche. Je ne parle même pas du mois du mois de juin où l'arrivée d'un rayon de soleil dans la chambre remplacera avantageusement la sonnerie du réveil. Il n'y a pas à dire, se lever quand il fait déjà jour, ça donne meilleur moral à qui doit aller travailler. Être "du matin" est alors un plaisir inégalé.

De là à ce qu'il me prenne l'envie de vivre au pôle sud en hiver et de migrer vers le nord en été, il y encore une marge. Le calcul s'avérerait intéressant pour l'ensoleillement mais il faudrait alors faire l'impasse sur la chaleur. Pour le moment, je fais le choix... de ne pas choisir. Je reste ici et je profite à plein des quelques minutes quotidiennes que je grignote sur l'obscurité. Il sera bien assez temps de changer d'avis au prochain solstice...