"Un passé en dents de scie, jonché d'erreurs sentimentales, de cuites à répétition et de vandalisme inventif : Isabel Spellman, Izzy pour les intimes, détective privé, 28 ans, accro aux rediffusions de Max la Menace, préférant entrer chez les gens par la fenêtre plutôt que par la porte. Mais c'est une pro, une bonne, qui travaille dans l'agence de ses parents. Violer la vie privée des gens est une seconde nature chez elle, comme chez tous les Spellman, incapables de séparer vie privée et boulot. Un Spellman ne pourra jamais s'empêcher d'espionner un Spellman, de le filer, de mettre le nez dans ses affaires, son téléphone sur écoute, et même le faire chanter...

Quand ses parents font suivre Izzy par sa soeur sous prétexte de découvrir l'identité de son nouveau petit ami, elle en conclut que sa seule chance de normalité est de quitter l'affaire familiale. Seulement voilà : ils ne la laisseront partir que lorsqu'elle aura résolu sa dernière affaire, un mystère remontant à quinze ans, où toutes les pistes sont froides. Mais quand survient une disparition qui touche la famille de près, cette mission impossible devient la plus importante de sa vie. Ton désopilant,  style énergique,  dialogues percutants,  rythme d'enfer,  humour noir féroce... un vrai régal !"

spellman

Cette critique n'est pas la mienne. Elle a été honteusement pompée sur le site de chapitre.com, site fort bien foutu à qui j'ai également volé la photo ci-dessus. Deux larcins mineurs, d'autant plus pardonnables que je les confesse illico, et qui ont surtout le mérite, à un moment où mes seuls temps de pause se résument à mes trajets quotidiens en TGV, de m'économiser une pénible recherche de mots pour rédiger cet article. Si si, pénible et probablement longuette. Car ce roman incroyablement bien écrit (et traduit) impose l'humilité à quiconque s'imaginerait avoir une plume, de l'humour, un talent de conteur. Mais peu importe. Ce qui compte, c'est que je redécouvre mes plaisirs perdus de dévoreur de pages en m'attachant à cette famille de cintrés qui me transporte dans un monde à part. Bon sang, pourquoi n'ai-je pas ouvert ce bouquin avant cette semaine ?

"Spellman et associés" (The Spellman files), par Lisa Lutz. Traduit de l'américain par Françoise du Sorbier. Paru chez Albin Michel à l'été 2007.